Ecrits du Báb

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Epître de la main du Báb sous forme d'étoile Haykal
Da'ira babi contenant des annotations de la main du Báb
épître de la main-même du Báb à Mullá Ḥusayn-i-Bushrú'í

Les écrits du Báb représentent, malgré sa jeunesse[1] et la brieveté de sa vie missionnaire[2], l'équivalent de 500 000 versets, dont la plus grande partie a été perdue.

"Voici qu'environ cent mille lignes semblables à ces versets se sont répandus parmi les hommes, sans compter les prières invocatrices et les questions concernant la science et la philosophie[3]. Considère encore le sujet du "Point du Bayán" (le Báb). Ceux qui le connaissent savent quel est son rang avant la Révélation; mais après la Révélation, et bien que jusqu'à aujourd'hui il ait révélé plus de cinq cent mille versets sur divers thèmes, on parle cependant contre lui avec des mots tels que la plume refuse de les répéter[4]. L'univers cependant n'a jamais vu ni éprouvé une bonté comparable à celle qui émane aujourd'hui des Paroles divines, comme les pluies d'avril des nuages du Miséricordieux; car les plus grands Prophètes, dont le caractère divin et la gloire brillent comme le soleil, n'ont apporté qu'un seul Livre dont les versets sont connus de tous. Tandis que, de ce nuage de la miséricorde divine, il a été révélé tellement d'ouvrages que nul ne peut les compter. On n'en connaît jusqu'ici qu'une vingtaine de volumes, mais combien y en a-t-il qui ne nous sont pas parvenus, ou qui sont tombés entre les mains des ennemis qui en ont fait ce que personne ne sait !"[5]

Dans son ouvrage intitulé "Sources for Early Bab Doctrine and History", Denis MacEoin décrits un grand nombre des oeuvres du Báb encore disponibles, dont voici une liste incomplète classée approximativement par ordre chronologique des oeuvres les plus connues :

Sommaire

[modifier] à Shíráz avant le pélerinage

[modifier] lors de son pélerinage à La Mecque et Médine

Le 10 sepembre 1844, le Báb partit à La Mecque pour participer au pélerinage annuel des musulmans. Arrivé sur place, il fit une déclaration publique à la Ka'bih et rédigea une déclaration solennelle au Chérif de La Mecque, mais il n'éveilla aucun écho. Son voyage dura neuf mois et demi au cours desquels il écrivit beaucoup :

[modifier] à Shíráz après le pélerinage

Le Báb atteignit le port perse de shihr le 15 mai 1845 et s'installa à Shíráz, mais fut arrêté à cause du tumulte provoqué par ses disciples. Au cours de cet emprisonnement, il écrivit encore beaucoup :

[modifier] durant son séjour à Iṣfáhán

A l'occasion d'une épidémie de choléra, le Báb réussit à quitter Shíráz et à atteindre Iṣfáhán, où il fut protégé par le gouverneur Manúchihr Khán. A cette époque, il menanit une vie quasiment secrète et n'écrivit que peu :

[modifier] durant son emprisonnement à Máh-Kú

Après la mort du gouverneur Manúchihr Khán en mars 1847, le Báb fut arrêté avant d'être reçu en audience par le roi de Perse, puis escorté d'abord à Ṭihrán, ensuite à Tabríz, et finalement durant l'été 1847 à la forteresse montagnarde de Máh-Kú en Ádhirbáyján, près des frontières de la Turquie et de la Russie. Ses conditions de vie furent au début très strictes et sévères, mais elles s'adoucirent peu à peu, et il put continuer de proclamer sa mission en rédigeant ses principaux écrtis et en recevant avec des invités.

[modifier] durant son emprisonnement à Chihríq

Comme son influence se faisit grandissante, on transféra le Báb à la forteresse de Chihríq, plus éloignée de la fontière russe. Il y resta de mai 1848 à juillet 1850, sauf durant les trois mois de son procès à Tabríz. Le nouvelle du massacre de Quddús et de ses compagnons au fort de Shaykh Ṭabarsí l'affligea à un point tel, qu'il resta six mois sans rien écrire ni dicter. Il rédigea ensuite ce que l'on considère comme son testament et les oeuvres de cette périodes sont plus ésotériques et mystiques que les précédentes.

[modifier] date imprécise

[modifier] Bibliographie en français

Louis Alphonse Daniel NICOLAS

Les principaux écrits du Báb furent traduits en français dès le début du XXème siècle par Louis Alphonse Daniel NICOLAS (1864-1938, dit A.L.M. Nicolas), qui était interprète à la légation française de Téhéran et se convertit au Babisme, devenant ainsi le premier babi français et occidental.

[modifier] Notes

  1. le Báb naquit le 20 octobre 1819 et déclara sa mission dans sa 25ème année, le 23 mai 1844
  2. du 23 mai 1844 au 9 juillet 1850
  3. "Bayán Persan", vol.1 p.43
  4. "Bayán Persan", vol.3 p.113
  5. Kitáb-i-Íqán ("Livre de la certitude"), pp.103-104
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